Le spectacle
Nos sociétés prônent une valeur sûre : être le meilleur, être le premier, être le plus fort, il ne s’agit pas de progresser ensemble mais de devancer l’autre ! Novecento est à contre courant total : il est le plus grand pianiste du monde mais, les honneurs, la gloire, l’argent ne l’intéresse pas ; lui préfère privilégier l’Humain, la Musique et l’Existence… en lien direct avec le ciel et le plus profond de l’océan.
Novecento, c’est de l’intime, de l’humour, des rires, de la tendresse, c’est aller au plus profond de l’être « sans mensonges ni paravents ». Pour être en adéquation avec ce personnage, il me semble donc évident de traiter la mise en scène « sans mensonges ni paravents », c’est à dire sans fioritures, effets scéniques, performance d’acteur… Je souhaite un spectacle non spectaculaire, traité avec beaucoup de simplicité, « la sophistication de la simplicité » (P.Chéreau).
Novecento c’est la proposition d’un autre rapport au monde possible. Le Théâtre pour moi est un acte de présence, un témoignage du vivant. C’est donc dans cet optique que je souhaite servir ce texte, toute sa sensibilité, sa poésie et ses questionnements ; avec beaucoup de sincérité je l’espère, de simplicité, et de vie !


